Moving back was hectic. Now what?

Près de dix ans au Japon…

Si j’avais su, je ne me serais probablement jamais embarqué! Je ne le referais pas non plus, mais je porte désormais avec autant de fierté que de peine ce nouveau bagage culturel.

Un livre serait nécessaire pour repasser tout ce qui est arrivé et comment ça m’a affecté. Il n’y aura pas moyen de raconter ça en un ou deux articles.

À la fin du printemps de cette année, ma femme et moi avons emballé et mis sur un bateau deux tonnes d’équipement, de vêtements, vaisselle et d’autres objets des « gens civilisés ». Le fer est lourd et les enclumes et marteau-pilons ont pris la majorité de l’espace et du poids.


En 2000, mon bon ami et forgeron Mathieu Collette fondait Les Forges de Montréal, un organisme à but non lucratif visant à préserver et promouvoir les grandes traditions de forge classiques. C’est là que j’emmenais Kiyota en 2006 pour donner une démonstratio de forge d’armes japonaise.

L’an dernier Mathieu m’a invité à reprendre, en partenariat avec lui, la barre de l’organisme afin de faire éclore son plein potentiel tout en ayant accès à un contexte favorable pour la poursuite de mes travaux et recherche en forge de sabre japonais. J’avais accepté avec joie et m’étais aussi trouvé dans un vortex de préparation et de réorganisation.

Maintenant de retour à Montréal, Mat et moi travaillons à la construction de notre premier tatara haut-fourneau basé sur le modèle de Manabe, pendant que je planifie la construction de ma forge.

Selon le temps de pratique et les habiletés (et l’argent!), j’espère me rendre au Japon en 2012 ou 2013 afin de prendre le test et compléter officiellement mon apprentissage selon le système japonais. Nous verrons où la vie nous mènera…

J’essaierai de mettre à jour le Blog au sujet de la construction de ma forge.


La forge française aux Forges de Montréal

Les commentaires sont fermés.