How to make a te-bōki

Useful hand-held straw brush and tool

te-boki

The te-bōki (手箒 lit. “hand-broom”) are extremely useful tools during forging to hold down hot work, brush away scale, push back hot coals, hit apprentices (!), etc. At first sight they look pretty simple, but their making requires a bit of practice so that they become tough and rigid enough to sustain hard work. A good te-bōki should neither bend nor twist even under a man’s full strength. Here are the basics to making them. The rest is practice…
Brosse-outil à main très utile

te-boki

Les te-bōki (手箒 litt. “balais à main”) sont un outil très utile lors de la forge pour tenir des pièces chaudes, brosser la calamine, repousser les charbons ardents, frapper les apprentis (!), etc. Au premier coup d’oeil, ils ont l’air plutôt simples, mais leur fabrication nécessite un peu de pratique afin qu’ils soient assez durables et rigides pour tolérer le labeur. Un bon te-bōki ne devrait ni plier ni se tordre même sous la pleine force d’un homme. Voici la technique de base pour leur fabrication. Le reste.. c’est en forgeant qu’on devient forgeron!

You will need…

Well, straw! We obviously use rice straw, but I can’t imagine why some other types wouldn’t work.

Beside strong steel wire and a couple of good pliers, you will also need a rough all-purpose knife, a solidly fastened vise, and a home-made nail-brush. A straw cutter is not absolutely necessary, but it’s very efficient at cutting loose and tied straw, and for finishing the tip of the brushes.

How to…

The first step is to measure the right amount of straw. I like to do this by filling the space made by joining in a circle the middle finger and the thumb.

Next the straw must be combed with the nail brush to align the stalks and remove messy leaves and branches. This will diminish the final amount of straw, so make sure to measure again.

Then — well, maybe you should start with this! — clamp a 15-20cm length of wire in the vise…

And make your first tie right in the center (see the next steps on how to make a tie). After you’ve made the first tie in the center, you need to fold the tips of the strands over (leaving the root part inside, acting as a bone). Make sure to fold them neatly and tightly.

To make a tie, you lie the bundle of straw against the wire on the opposite side of where you’re standing, and with the pliers go around the bundle as tight as possible, therefore ending by pulling towards yourself. You might want to do a second turn for more strength.

While still pulling and tightening, pivot the bundle counter-clockwise with your left hand to twist the wire ends together. This is usually when it snaps! With practice, you’ll learn to give in just a bit with your right hand as the wire pulls. The golden rule I figured out is that 3/4 of a turn is best.

You then unclamp the wire and finish twisting the wire ends. To have a beautiful twist, your ends should be at a perfect symmetrically centered 90 degrees angle. The tightness of the twist will depend on the distance between the pliers and the root of the twist. Tight is good, too tight makes it snap. Cut off the extra wire and hammer it into the straw.

You should make between five and six ties on the outer side (plus one that is now hidden inside). After the ties are completed, you only need to cut off the extra straw and you’re done.


To know if you’ve made a good te-bōki, try bending and twisting it with all your might. If it gives in, it’s no use trying it on red hot steel for heavy work, you’ll hurt yourself and get bad results. By the way, the te-bōki are soaked in water for about a minute prior to hot use, otherwise they’re just burn like.. straw!

Vous aurez besoin…

Hmm.. de la paille! Nous utilisons évidement de la paille de riz, mais je ne peux voir pourquoi d’autres types ne feraient pas l’affaire.

À part du fil de fer fort, quelques bonnes paires de pinces, vous aurez aussi besoin d’un gros couteau tout usage, un étau solidement fixé et une brosse à clou faite maison. Un coupe-paille n’est pas absolument nécessaire, mais très utile pour tailler la paille et finir le bout des balais de paille.

How to…

La première étape est de mesurer la quantité nécessaire de paille. Ma méthode consiste à remplir l’espace formé par la jonction en cercle de mon majeur et mon pouce.

La paille doit ensuite être peignée et nettoyée à l’aide de la brosse de clous. Cela diminuera un peu son volume, assurez-vous donc de l’ajuster.

Ensuite — en fait, vous devriez peut-être commencer par ça!! — on doit serrer un bout de fil de fer de 15-20cm dans l’étau…

..et faire la première attache au centre (voir les étapes suivantes sur comment réaliser l’attache). Une fois l’attache complétée au centre, on doit replier les tiges de la paille en laissant l’extrémité racine au centre, jouant le rôle d’un os. Assurez-vous de les replier fermement et élégamment.

Pour réaliser une attache, on applique la paille contre le fil de fer précédement serré dans l’étau sur le côté opposé à soi. Avec les pinces, on enroule fil autour de la paille en revenant vers soi, toujours en serrant. On peut même réaliser un second tour pour plus de robustesse.

Tout en tirant et serrant, on pivote la paille dans le sens contraire des aiguilles d’une montre avec sa main gauche afin de tordre les extrémités du fil de fer à leur base. C’est alors que souvent, ça casse! Avec la pratique, on finit par trouver le juste équilibre de tension et de torsion en sentant bien le fil. La règle d’or que j’ai trouvé est de s’arrêter à 3/4 de tour.

On déserre ensuite le fil de l’étau et termine la torsade à la pince. Pour obtenir une belle torsade, les deux bouts du fil devraient être en angle de 90 degrés symétriquement centré. La fermeté de la torsade déepndra de la distance entre les pinces et sa base. Ferme, c’est excellent, mais trop ferme et ça casse. Coupez l’extra de fil et marteler la torsade dans la paille.

On devrait retrouver entre cinq et six attaches sur l’extérieur (plus une devenue invisible à l’intérieur). Lorsqu’elles sont complétées, on n’a plus qu’à couper la paille en extra et le balais est complété.


Pour savoir si on fabriqué un bon te-bōki, on peut tenter de le plier et le tordre de toutes ses forces. S’il se laisse faire, il ne sert à rien de l’utiliser lors de gros travaux à chaud, car il en résulterait une blessure ou du mauvais travail. En finissant, les te-bōki sont trempés dans l’eau environ une minute avant de travailler à chaud, sinon ils brulent comme… un feu de paille!

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